| Grossesse | ![]() |
Bébés & enfants | ![]() |
Parents | ![]() |
Vous souhaitez nous faire
part de sujets, suggestions,
astuces, bons plans,
recettes...
lundi 21 février 2011

Votre enfant est une tornade… Et si ça venait de l’alimentation ?   Votre enfant ne tient pas en place, rencontre des difficultés de concentration à l’école, et risque de se voir rapidement étiqueté « hyperactif » par le corps médical… Stop ! On range les étiquettes et on fait un point sur les menus.
Certains enfants ont la réputation d’être irritables, soupe au lait ou encore impulsifs et imprévisibles. Ce qui peut les conduire à être diagnostiqués souffrant d’un trouble de l’attention avec hyperactivité. Si ces caractéristiques collent un temps soit peu à votre enfant, les lignes qui suivent peuvent vous apporter une piste intéressante à explorer.
La prise de conscience
Le débat est ouvert dans la communauté scientifique sur un lien entre certains additifs et l'hyperactivité chez l'enfant. L'Autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA) dédramatise, mais encourage de nouvelles études sur le sujet. Et pour cause. De nombreux scientifiques et médecins commencent à pointer les dérives du secteur de l’agroalimentaire. Additifs en tout genre, antibiotiques à gogo dans les élevages intensifs, transformation à l’extrême d’aliments à l’apparence souvent basiques (quand on pense qu’on retrouve sulfites, suif de bœuf, dextrose, gluten etc dans une frite surgelée, alors qu’à la base… c’est juste une pomme de terre !).
Une étude anglaise datant de 2007 (parue dans le Lancet) a mis les pieds dans le plat : selon les chercheurs, les additifs alimentaires que l'on retrouve dans de nombreux aliments seraient impliqués dans l'apparition du syndrome d'hyperactivité. Pour en arriver à cette conclusion, ils ont étudié 300 enfants âgés de 3 à 9 ans, à qui ils ont donné des boissons contenant différents mélanges d'additifs ou des placebos.
Résultat :
- certains colorants (notamment associés à un conservateur, le benzoate de sodium ou E 211) peuvent augmenter les comportements hyperactifs chez les plus jeunes.
- un cocktail contenant un mix d'additifs couramment utilisés a un effet sur l'agitation des enfants plus âgés.
A noter qu’aucun des enfants participant à la recherche ne souffrait d'hyperactivité. Après avoir consommé un mélange contenant une quantité d'additifs équivalente à celle que les enfants peuvent prendre en moyenne quotidiennement pendant une semaine, plusieurs devenaient turbulents, manquaient de concentration et étaient plus impulsifs. Une précédente étude montrait déjà que des changements significatifs pouvaient être apportés dans le comportement des enfants en éliminant les colorants et les additifs de leur alimentation. Un lien était clairement établi entre ces produits et des problèmes tels qu'une moins bonne concentration, de l'hyperactivité ainsi que des réactions allergiques.
Grâce à ces pistes, de nombreux parents qui se trouvaient désarmés face aux troubles du comportement de leur enfant, ont mis en place une surveillance accrue des repas et collations quotidiens. Dans de nombreux cas de figure, le verdict est sans appel : suite à la suppression de telle ou telle catégorie d’aliments, les symptômes s’estompent, voire, disparaissent.
Le sucre et les troubles de l’humeur
Autre piste intéressante, celle de l’hypoglycémie. Depuis les cinquante dernières années, la consommation de sucreries et de pain blanc est devenue systématique, normale, quotidienne... On ne réalise pas qu’il y a à peine 100 ans, ces « aliments de luxe » étaient réservés aux jours de fête. Les abus de sucre génèrent des hypoglycémies dont les conséquences sont coups de pompe, colère, agressivité, impatience… Afin de repérer un éventuel dérèglement de la glycémie chez votre enfant, notez les signes d’hypoglycémie. Observez s’ils sont aggravés avant les repas et en fin de journée. L’humeur revient-elle temporairement au beau fixe après la collation ou après les repas ? Si oui, votre enfant réagit probablement à une baisse de son taux de sucre sanguin. Evitez alors de lui donner un produit sucré ou un jus de fruit pour relancer son énergie.
L’alimentation doit être revue attentivement, avec l’aide d’un professionnel de santé, afin d’éviter que le dérèglement ne s’installe. L’accent sera mis sur des repas complets (votre enfant aura ainsi moins faim pour le dessert) riches en végétaux, protéines, céréales complètes et huiles vierges de qualité. En parallèle, réduisez toutes les sucreries (bonbons, desserts sucrés, biscuits, jus pris entre les repas et même pain blanc…) et proposez-lui de l’eau plutôt que des boissons sucrées ou des sodas. L’homéopathie ainsi que l’oligothérapie offrent d’excellents résultats dans la régulation de la glycémie.
Cécile Van Lith
Naturopathe
Les informations proposées par Brind’infos ne se substituent en aucun cas à un avis médical délivré par des professionnels de santé.
Les informations proposées par Brind’infos ne se substituent en aucun cas à un avis médical délivré par des professionnels de santé.
Brind’infos, le site d’information des parents natures © Tous droits réservés.