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lundi 08 novembre 2010

Les affections cutanées sont souvent les symptômes d’un mal-être profondément enfoui, qu’il convient de désigner pour réussir à le soulager…
Le peau est l’organe le plus étendu de notre corps. Un être humain peut vivre privé l’un de ses sens, la vue, l’ouïe… mais pas de sa peau. Si elle constitue l’interface entre notre intimité et le monde extérieur, elle est aussi le porte-parole de notre inconscient. La peau est le plus sensible de nos organes. « Etre mal dans sa peau », « avoir les nerfs à fleur de peau », nombreuses sont les métaphores à utiliser la peau comme marqueur somatique.
Son rôle
La peau n’est pas seulement protectrice. Tout au long de la vie, elle assure de multiples fonctions : synthèse de la vitamine D, respiration (donc nutrition cellulaire), élimination par la sueur. Elle constitue l’un de nos principaux « émonctoires ». Mais outre ses rôles physiologiques, elle est étroitement liée à notre vie intérieure, nos souffrances, nos émotions, nos stress… Elle les reflète et en est parfois même la mémoire : elle garde la trace des absences, des douleurs, des blessures de la vie et de tout ce qui se passe à l'intérieur de soi. Nous mettant en relation avec le monde extérieur, elle souffre de troubles si quelque chose se passe mal. Tout comme à l’inverse, une pathologie cutanée (eczéma, acné, psoriasis ) entraîne mal-être et souffrance.
La peau de l’enfant
Chez le nourrisson, la peau doit être extrêmement sollicitée : c’est le premier organe des sens, par lequel passe la découverte de la sensualité. Les soins indispensables, les massages, les caresses, le portage, le peau à peau, sont autant de mise en relation constructives avec la mère, que l’enfant ne distingue pas de lui-même. Dans cette fusion des premiers mois, l’enfant se voit lui-même quand il voit sa mère : ce peut être la source de bien des affections (eczéma atopique par exemple) lorsque celle-ci détourne son regard, ou que son visage ne transmet pas suffisamment d’amour. Cela nous ramène à l’importance du lien premier avec la mère, et des soins apportés dans la toute petite enfance.
Le toucher est primordial : le « massage » devient en quelque sorte « message » et ouvre la voie à la parole. Ces échanges tactiles harmonieux permettront à l’enfant, plus tard, de s’individualiser et de s’autonomiser dans une peau bien à lui. C’est à partir de ce moment qu’il comprend que sa peau, son corps lui appartiennent. Il intègre alors un sentiment de sécurité interne, l’estime et la bonne image de soi, le tout étant indispensable pour affronter le monde.
La peau, souffrance des adolescents
Si la petite enfance est l’âge où la peau se fait constructive du psychisme et de la relation à l’autre, elle semble devenir à l’inverse source d’angoisse et de souffrance à l’adolescence. Sous l’influence des hormones, elle se couvre d’acné, de sueur, de sébum, rougit pour un rien… L’adolescent se sent alors la cible de tous les regards critiques, en pleine période où il affronte l’extérieur sous un angle différent, intégrant bien sûr la sexualité. Difficile de passer de l’état d’enfant recevant l’amour inconditionnel de ses parents, à la nécessité de conquérir sa place dans la société, dans les rapports amoureux ou encore amicaux. Sa peau, qui le protégeait, l’expose aujourd’hui, en traduisant un inconscient perturbé et une angoisse devant l’inconnu. L’adolescence est une période d’insécurité durant laquelle l’image de soi doit se construire avec des éléments nouveaux. Rien d’étonnant alors à ce que l’adolescent soi si préoccupé par son apparence, sa silhouette.
On dirait que cette peau « bourgeonne », comme si elle essayait d’expulser le trop-plein d’un moi intime bouillonnant. Parfois, c’est l’inconscient lui-même qui favorise ces manifestations cutanées, qui jouent le rôle d’écran favorisant l’évitement de la confrontation, même si en surface, l’adolescent s’en plaint. Il est à la recherche de lui-même, c’est une période souvent vécue comme douloureuse. Il convient donc de l’écouter et de l’aider dans la mesure du possible, même si les parents sont souvent devenus des étrangers, incapable de « comprendre ».
La peau malade
Toutes les études montrent le lien entre la personnalité du sujet, son narcissisme, son histoire individuelle, familiale… et ses problèmes cutanés. Un psoriasis est par exemple souvent lié à une fuite, un évitement. La personne concernée, tout en se plaignant de sa maladie, s’appuie sur elle pour renoncer à ses projets ou à ses désirs. Les dermatologues savent bien que certains patients exploitent - le plus souvent de façon inconsciente - les « bénéfices secondaires » inhérents à leur maladie de peau. Le psoriasis fait alors office de paravent qui masque certaines difficultés psychologiques. Et la crise s’amplifie quand ressurgissent interrogations ou pressions.
Les affections somatiques concernent aussi les enfants, même très jeunes. Le nourrisson, incapable de parler de son mal-être, va par exemple exprimer sa détresse avec l'eczéma : il projette sur le plan corporel des perturbations émotionnelles.
Les perturbations du psychisme s’expriment par la peau, soit dans une recherche positive d’élimination ou d’appel au secours, soit dans un processus entretenu d’aggravation et « d’automutilation ». Eczéma, dermatites diverses, psoriasis ou encore acné, viennent alors exprimer et souligner une souffrance consciente ou enfouie qu’il faudra aller chercher et formuler pour guérir. Cortisone et antihistaminiques, s’ils soulagent dans l’urgence, ne feront pas ce travail en profondeur.
Les autres pistes
S’il est évident que l’aspect psychologique est primordial dans cette problématique, il ne faut pas oublier les autres causes, à envisager voire traiter en premier lieu. L’alimentation, l’hygiène de vie globale, le terrain génétique, allergique, les dérèglements hormonaux etc, jouent également un rôle majeur. Parfois, une simple réforme alimentaire peut soulager un eczéma par exemple. Lutter contre l’acidification des tissus est également nécessaire (voir dossier équilibre acide-base).
Quelques aides naturelles :
- La phytothérapie : la pensée sauvage favorise l’élimination des toxines, elle est utile dans les cas d’acné, dartres, eczéma, psoriasis… La bardane est elle aussi une plante spécifique de la peau. Le fumeterre, de par son action dépurative, aidera le nettoyage également (attention, pas de prise de fumeterre en cure supérieure à 3 semaines consécutives).
En gemmothérapie (forme de phytothérapie à base de bourgeons), l’orme est un spécifique du drainage cutané.
- Les élixirs floraux : en agissant sur le psychisme perturbé, elles peuvent aider à soulager l’origine des troubles.
- Les acides gras essentiels : notamment les fameux oméga-3, anti-inflammatoires, présents dans les huiles de cameline, colza, chanvre…
Les informations proposées par Brind’infos ne se substituent en aucun cas à un avis médical délivré par des professionnels de santé.









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