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vendredi 10 septembre 2010

Quel parent n’a pas vécu l’enfer de la scène au supermarché, rayon bonbons (ou dans tout autre lieu public) ?
Même si en vieillissant, les enfants comprennent que ce type de comportement n'est pas acceptable, ils ont besoin d’un endroit sécurisant ou s’épancher librement ainsi que d’une personne bienveillante sur qui compter. Dès lors qu’ils bénéficient d’un climat de tolérance et de compréhension à la maison, ils ressentent moins le besoin de pleurer à l’extérieur. On pourrait croire qu’un enfant que l’on encourage à pleurer en acceptant l’extériorisation de sa colère fera de même en tout lieu… c’est plutôt l’inverse qui se produit, car en se défoulant chez lui, il s’exposera moins ailleurs (on ne peut pas exiger de son enfant qu’il se tienne tranquille partout !)
En grandissant, on se confrontera bien entendu à un nouveau stade, celui des rapports de force. Il pousse maintenant le « non » jusqu'à l'affrontement. Le plus souvent, ses colères sont liées à la frustration : ses parents l'empêchent de faire ce dont il a envie ou lui refusent l'objet qu'il veut. Lui qui ne connaissait que le principe de plaisir expérimente la frustration et, bien sûr, la supporte mal. Bien souvent, l'émotion le submerge et il pique une énorme colère (ce comportement peut être lié à l'immaturité de la zone limbique du cerveau : quand l'émotion parle, l'enfant de cet âge est incapable de gérer son comportement, il est littéralement hors de lui).
Essayer de prévenir la crise :
Faire face :
Si malgré tout, la crise de rage se déclenche en public, il est préférable, si possible, de la laisser passer, sans l’interrompre ni sévir. Dans les endroits plus délicats (cinéma, restaurant, bibliothèque…), emmener l’enfant aux toilettes ou à l’extérieur afin de ne déranger personne. La dernière solution reste de calmer la crise, en le distrayant si nécessaire. A noter qu’une crise de rage interrompue n’est pas résorbée, mais différée ; L’enfant cherchera à s’en libérer à la moindre occasion et plus vite cela arrivera et mieux l’enfant se sentira.
Quelle que soit la raison de la crise, quelques attitudes peuvent aider à gérer la crise, légèrement différentes les unes des autres, car chaque enfant et situation sont différents :
- D'abord, rester serein. Les grandes colères sont un cap normal, il n'y a pas lieu de perdre confiance en soi ni de remettre en cause son éducation.
- Eviter les rapports de force. Chaque fois que c'est possible, lui donner le choix entre deux choses : deux trajets, deux confiseries, deux jouets… il se sentira grand.
- Lui dire que vous allez attendre là, tous les deux, tant et aussi longtemps qu’il aura besoin de libérer ses émotion.
- Commencer par essayer d’apaiser et de calmer son enfant, et tenter de lui parler. Le rassurer vaut mieux que le raisonner. Si cela ne marche pas, parce qu’il est trop énervé, l’emmener dans un endroit tranquille et sûr, et le laisser pleurer à chaudes larmes en Restant à proximité de lui, mais remettre la discussion à plus tard.
- Une fois qu’il l’acceptera, le prendre tendrement et le rassurer. L’encourager à parler de ce qui s’est passé, de ce qu’il a ressenti et de la cause de sa colère.
- Se souvenir que c’est important de ne pas lui céder quand il pique une colère, même si c’est très tentant de le faire quand il donne des coups de pieds et hurle en public. Même si les parents ne cèdent que très occasionnellement, cela lui prouve que ses accès de colère sont un moyen efficace d’obtenir ce qu’il veut.
- Faire preuve de patience et essayer de lui donner le bon exemple en maîtrisant sa propre colère et sa propre frustration. Éviter de s’emporter contre lui : il se peut qu’il s’arrête net, mais cela ne ferait qu’aggraver les choses et l’effrayer, l’angoisser encore plus. Parfois, il suffit de s’éloigner pendant quelques minutes du lieu où la crise a commencé pour retrouver son calme.
- Ne surtout pas s’inquiéter de ce que pensent les gens autour : pour chaque personne qui est critique, il y en a une autre qui se montre compréhensive et qui compatit sincèrement. Se concentrer sur la meilleure manière d’affronter la situation et se rappeler que les parents parfaits n’existent pas !
- Après une colère, il est capital de faire des câlins ! Pour un enfant, c'est un événement d'une grande violence, il hoquette encore plusieurs minutes après sa crise. En outre, il peut craindre d'avoir cassé quelque chose dans sa relation avec ses parents. Il faut donc le rassurer et mettre des mots sur ce qui vient de se passer : « Je comprends ta colère. Tu es mon petit garçon (ou ma petite fille) et je t'aime. » Les colères cesseront puisqu'elles n'amènent pas l'enfant à obtenir de ses parents ce qu'il veut.
En somme, La colère naît de la frustration, votre enfant n'y peut rien.En permettant à l'enfant de se décharger de cette émotion il se sentira entendu dans son désir, même si celui-ci reste inassouvi.
Les informations proposées par Brind’infos ne se substituent en aucun cas à un avis médical délivré par des professionnels de santé.
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